vendredi 4 décembre 2009

Profil d’une ancienne étudiante - Du stage pratique à l’emploi

(publié dans l'édition Automne 2009 du Bulletin du Réseau des Anciens de La Cité collégiale)

Le quotidien de Kristina Brazeau, diplômée de La Cité collégiale en journalisme électronique en 2007, est quasi dicté par l’actualité. Depuis deux ans, elle est journaliste à L’Express d’Ottawa et à La Nouvelle de Prescott-Russell.

Son horaire de travail varie en fonction de ce qui se passe dans la communauté. Elle peut ainsi travailler le jour, le soir ou la fin de semaine, selon les événements de l’actualité. Il arrive même qu’elle travaille des semaines de 50 heures. Chaque jour est différent.

Au cours d’une journée, elle est appelée à assurer la couverture de nombreux événements, qu’il s’agisse d’une conférence de presse ou encore d’un salon du livre. Elle réalise aussi des entrevues, que ce soit en personne ou par téléphone. Une fois sa cueillette d’informations terminée, elle rédige des articles qui seront par la suite publiés sur le site Web et dans la version papier du journal. Mais, son travail ne s’arrête pas là : comme tout journaliste, elle doit être à l’affût de l’actualité.

Kristina travaille au sein d’une petite équipe, ce qui lui permet de toucher à tout et d’acquérir de l’expérience. De plus, comme elle passe beaucoup de temps sur le terrain, elle effectue de nombreuses rencontres, qui viennent enrichir son expérience. « Ce qui est bien, c’est que j’ai la chance de rencontrer des gens exceptionnels. Des gens qui semblent peu intéressants au premier abord, mais quand on les découvre, on voit qu’il s’agit de personnes très intéressantes », déclare-t-elle.

Ses études à La Cité collégiale l’ont bien préparée à affronter le marché du travail, en lui permettant d’acquérir les connaissances et les outils nécessaires non seulement grâce aux cours théoriques, mais aussi grâce aux nombreuses mises en situation, très près de la réalité, que le programme comportait. « Quand je suis arrivée dans le milieu, je ne me suis pas sentie dépaysée, j’étais prête », indique-t-elle. « J’avais déjà fait des entrevues, j’avais appris à respecter des heures de tombée semblables à celles que je dois respecter au travail. »

Dans le cadre de ses études, Kristina a eu la chance d’effectuer un stage pratique d’un mois à L’Express d’Ottawa. C’est d’ailleurs grâce à ce stage qu’elle a obtenu l’emploi qu’elle occupe aujourd’hui : un poste de journaliste au sein du journal. « Ce n’était pas du tout dans mon plan de match! Je prévoyais poursuivre mes études à l’université », explique Kristina. « Je suis contente d’avoir fait le stage, ça m’a permis de voir que c’était vraiment ce que je voulais faire. »

Kristina termine présentement son baccalauréat en journalisme à temps partiel à l’Université d’Ottawa.

Profil d’un ancien étudiant - D’appui aux sports à directeur général

(publié dans l'édition Automne 2009 du Bulletin du Réseau des Anciens de La Cité collégiale)

Diplômé de La Cité collégiale du programme administration des affaires – gestion en 2002, Manuel Sauvé est directeur général de l’Association étudiante (asso) de La Cité collégiale. Manuel est responsable du bon fonctionnement de l’organisation, qui représente les étudiants, organise des activités pour eux et leur offre des services.

Ses journées sont donc très remplies. Il doit participer aux réunions de chaque comité du Collège afin de s’assurer que les intérêts de tous sont pris en considération. Pour ce faire, il prend bonne note des commentaires et suggestions qu’il reçoit, pour que les services offerts répondent aux besoins de la population étudiante.

Manuel s’assure aussi que les services offerts par l’asso, comme la gestion du complexe sportif et le régime d’assurance, sont satisfaisants et offerts de manière professionnelle. Par exemple, il veille à la bonne promotion du régime et à ce que les étudiants, au besoin, reçoivent l’appui nécessaire.

Au cours de l’année scolaire, l’asso organise plusieurs activités, dont le Festival de la rentrée et la Semaine de la francophonie, pour ne nommer que celles-ci. Le directeur général participe à leur organisation et s’assure qu’elles contribuent à créer et à maintenir le sentiment de fierté et d’appartenance au sein des étudiants.

Ses études en administration des affaires lui ont fourni les connaissances théoriques sur le fonctionnement d’une entreprise. Mais, il a surtout appris avec l’expérience de travail et grâce à sa participation active à la vie étudiante. « La Cité collégiale n’est pas seulement un contexte scolaire. La vie étudiante est importante au développement de chaque étudiant qui y participe. Moi, je me suis impliqué sur le plan sportif », préciset-il. « Il est non seulement important de s’impliquer, mais de garder son engagement du début jusqu’à la fin. On ne lâche jamais. »

Le parcours de Manuel est bien rempli. Il s’est joint à l’asso en 1999 à titre d’appui aux activités sportives. Puis, en 2000, il est devenu membre du Conseil d’administration en tant que représentant aux sports, tout en gardant son autre poste. En mai 2002, il a obtenu un poste permanent en tant qu’adjoint du directeur des sports, avant de devenir directeur des sports à peine deux mois plus tard. C’est en juin 2007 qu’il a été promu au poste de directeur général de l’asso. Il célèbre cette année son 10e anniversaire dans cette organisation.

Au cours de ces années, il a accompli plusieurs choses dont il est fier, notamment la mise en place d’une meilleure structure dans le programme sportif du Collège. « À mon arrivée, j’étais déçu du programme sportif. Je me suis découvert une énorme passion, en investissant mon temps à changer les choses pour qu’il y ait plus de sports », explique-t-il. Les sports intercollégiaux et intra-muros sont mieux organisés, plus structurés et bénéficient d’une croissance constante. De plus, un nouveau logo a vu le jour l’an dernier afin d’accroître le sentiment d’appartenance chez les étudiants. Manuel a aussi contribué à faire en sorte que l’asso jouisse d’une meilleure réputation au sein du Collège.

La poursuite des études

(publié dans l'édition Automne 2009 du Bulletin du Réseau des Anciens de La Cité collégiale)

Entente entre La Cité collégiale et le Collège universitaire Glendon

La Cité collégiale et le Collège universitaire Glendon, de l’Université York, ont conclu une entente, le 23 mars dernier, qui permettra aux étudiants d’accéder à une formation postsecondaire à la fois pratique et théorique dans le domaine des médias et de la communication. Ce partenariat vise à resserrer les liens dans le but de contribuer à la promotion et à la stimulation des activités de formation postsecondaire en français en Ontario.

Il s’agit de la première entente conclue entre La Cité collégiale et le Collège universitaire Glendon. La présidente de La Cité collégiale, Andrée Lortie, est très heureuse de cette nouvelle entente-cadre, qu’elle estime enrichissante pour les Franco Ontariens. « Ce partenariat souligne une importante collaboration qui permettra d’augmenter l’accès, pour les francophones de l’Ontario, à une formation postsecondaire en français et qui facilitera, pour nos étudiants, la poursuite d’études universitaires », a précisé Mme Lortie. « Les étudiants recherchent les deux volets [pratique et théorique], bien conscients que c’est ce que recherchent les employeurs d’aujourd’hui. »

Pour sa part, le principal et doyen du Collège universitaire Glendon, M. Kenneth mcroberts, se réjouit lui aussi du partenariat, estimant que « la collaboration avec les collèges francophones est un élément central de la mission de Glendon comme Centre d’excellence pour les études en français et les études bilingues au niveau postsecondaire. Avec des accords de cette nature, Glendon sera plus en mesure de satisfaire aux besoins francophones et francophiles. »

Les diplômés du programme de relations publiques de La Cité collégiale pourront accéder au programme d’études du Collège universitaire Glendon menant vers un baccalauréat ès arts en études pluridisciplinaires (option communications) dès septembre. « Je trouve que cela est une bonne occasion pour nous, les étudiants en relations publiques de niveau collégial, d’avoir la chance de poursuivre nos études universitaires. Après avoir acquis une formation pratique, nous pouvons enchaîner avec une formation théorique avancée, ce qui est très bénéfique pour nous », a affirmé une étudiante de première année en relations publiques, Krystal Mathieu.

Cette entente entre La Cité collégiale et le Collège universitaire Glendon permettra aux deux institutions de réunir leurs expertises respectives et de créer une gamme de cours et de programmes destinés à la clientèle francophone de l’Ontario. Les deux collèges prévoient également explorer la possibilité de créer un programme commun de baccalauréat ès arts en communications publiques comprenant des cours offerts au Collège universitaire Glendon et débouchant sur un double diplôme pour les étudiants des deux institutions.

Du nouveau à La Cité collégiale

(publié dans l'édition Automne 2009 du Bulletin du Réseau des Anciens de La Cité collégiale)

Les étudiants de La Cité collégiale sont toujours aussi satisfaits de leur Collège

Les étudiants de La Cité collégiale ont encore une fois exprimé leur satisfaction à l’égard de leur Collège, lui attribuant une note globale de 84,6 %. Pour une quatrième année consécutive, La Cité collégiale se classe au deuxième rang parmi les 24 collèges (francophones et anglophones) de l’Ontario en matière de satisfaction des étudiants. 

Ces résultats ont été obtenus lors de la plus récente étude sur les indicateurs de rendement provinciaux sur la satisfaction de la clientèle, administrée annuellement par une firme externe pour le ministère de la Formation et des Collèges et Universités de l’Ontario. L’étude provinciale comporte plusieurs volets, dont le taux d’obtention du diplôme, le taux d’emploi des diplômés et le taux d’emprunts en carence, pour ne nommer que ceux ci.

L’exercice est le fruit d’une collaboration entre les 24 collèges d’arts appliqués et de technologie de l’Ontario et le ministère de la Formation et des Collèges et Universités. Le sondage rend également compte de la satisfaction des personnes diplômées, des employeurs envers les diplômés et de la satisfaction des étudiants. Les résultats du sondage constituent la fiche de performance de chacun des collèges depuis 1999.

Pour la présidente de La Cité collégiale, Andrée Lortie, les résultats s’avèrent réjouissants, puisqu’ils permettent de souligner l’excellence du personnel du Collège. « Ces résultats exceptionnels témoignent de l’engagement, du dévouement et de la grande compétence d’une équipe passionnée qui a à cœur la réussite personnelle et professionnelle de nos étudiants. »

De manière plus détaillée, 92,3 % des répondants ont affirmé être satisfaits des connaissances et compétences acquises au Collège en vue d’une future carrière. En ce qui a trait à la qualité des expériences d’apprentissage, 86,4 % d’entre eux ont exprimé leur satisfaction. Par ailleurs, pas moins de 80,7 % des répondants ont indiqué leur appréciation envers la qualité des services du Collège. Puis, 78,9 % des répondants ont indiqué leur appréciation de la qualité des installations physiques.

De plus, les résultats démontrent que La Cité collégiale affiche un taux d’emploi de 90 %, comparativement à la moyenne provinciale, qui se situe à 88,9 %. « Une formation pertinente et de qualité qui prépare nos diplômés pour un milieu de travail bilingue permet à ces derniers de se trouver un emploi dans leur domaine très rapidement à la suite de l’obtention de leur diplôme », a précisé la présidente. Le taux d’emploi lié à la formation reçue au Collège est de 79 %, tandis que la moyenne provinciale se situe à 71 %.

lundi 4 août 2008

Mot de bienvenue.

Ce blog a vu le jour, il y a plusieurs mois, à la suite de la demande des responsables du programme de journalisme de La Cité collégiale, qui souhaitaient créer un site Web pour le programme. Le but de l'exercice? Permettre aux employeurs (et aux autres partis intéressés) de découvrir de jeunes journalistes en devenir.

Bref, il est temps que je prenne quelques minutes et que je me présente.

En septembre 2004, j'ai fait mon entrée à l'Université d'Ottawa dans le programme de journalisme. Il s'agit d'un programme assez particulier; il est offert conjointement avec La Cité collégiale. La formation offerte à l'Université a été plutôt théorique et portait sur le savoir général. Puis, en septembre 2006, j'ai entrepris le côté pratique de la formation à La Cité collégiale.

Au cours de ces années, j'ai écrit quelques articles, réalisés plusieurs reportages radiophoniques ainsi que d'autres pour la télévision. De plus, je me suis méritée le premier prix en plus du prix du public lors de la soirée annuelle des longs reportages des finissants en journalisme électronique de La Cité collégiale.

Du 31 mars au 24 avril 2008, j'ai eu la chance d'effectuer un stage en journalisme au sein de Radio-Canada à Ottawa. Ce fut pour moi une expérience très enrichissante qui m'a permis d'en apprendre autant sur moi, que sur le métier ainsi que ce qui s'y rattache. Je regrette simplement que le tout se soit déroulé si rapidement.

Je suis donc titulaire d'un diplôme d'études collégiales en journalisme électronique ainsi que d'un baccalauréat en journalisme (avec la mention cum laude) depuis avril 2008.

Bref, si vous êtes intéressés à en savoir plus à mon sujet, n'hésitez pas à communiquer avec moi.

samedi 17 décembre 2005

Maman à temps plein (article 3 du dossier - Les Superparents)

Dans bien des cas, la monoparentalité n'est pas un choix et frappe parfois lorsqu'on ne s'y attend pas. C'est ce qui est arrivé à Sylvie Cléroux lorsque son mari est décédé le 15 mars 1996 suite à un cancer.

Mère de trois enfants, elle s'est retrouvée seule du jour au lendemain pour élever son fils, alors âgé d'un an et demi, et ses deux filles, âgées de deux ans et demi et de cinq ans. « C'est vraiment difficile. Quelqu'un qui n'a jamais vécu cette situation ne peut pas savoir à quel point ça l'est. On a énormément de pression sur les épaules. » a-t-elle affirmé.

En plus d'être seule avec trois bambins sur les bras, elle devait s'occuper des comptes à payer, du ménage, des emplettes: elle est devenue une femme à tout faire. Pour y arriver, il faut que la personne fasse preuve de débrouillardise, et surtout, qu'elle sache organiser son temps puisque sans ça, le tout ne pourrait pas fonctionner. La majeure partie de son temps est dédiée à ses enfants.

« La période la plus difficile, c'est celle avant qu'ils [les enfants] deviennent autonomes et qu'ils aillent à l'école. », explique-t-elle, « C'était plus demandant physiquement parce que je devais tout faire. Lorsque j'allais à l'épicerie, je devais prendre deux chariots: un que je poussais avec les enfants dedans et l'autre que je tirais, pour mettre la nourriture. » Comme les enfants étaient toujours à la maison, les journées étaient remplies. Le soir, la journée avait été tellement longue et épuisante qu'elle se couchait en même temps que les enfants.

Aujourd'hui, comme ses enfants sont âgés de 11, 12 et 15 ans, elle dispose d'un moment de répit lorsqu'ils sont à l'école. Ses enfants sont maintenant en mesure de fournir une plus grande aide avec les tâches ménagères, ce qui allège un peu les choses.

Or, le tout n'est pas toujours plus rose. Comme ils sont plus âgés, il est facile pour eux de se rallier et de s'opposer à leur mère. « Les trois peuvent se mettre sur mon dos, et je me retrouve sans défense. Il n'y a pas personne pour me supporter », ajoute-t-elle.

L'été, elle le passe au complet avec ses enfants. Ils font de nombreuses activités et sorties. « Je prends des photos partout où je vais avec eux. », précise-t-elle, « À tout les ans, on fait un petit voyage, par exemple, aller à Niagara Falls. »

Cette mère affirme qu'elle a souvent refusé de l'aide qu'elle aurait dû accepter, à la fois pour préserver son indépendance et pour éviter que les gens la prennent en pitié. Mis à part ces refus, sa famille l'a tout de même aidée, tout comme ses amis et ses voisins.

Une de ses soeurs, pour lui permettre de se reposer et d'avoir du temps pour elle-même, venait chercher les enfants pour la fin de semaine. Or, n'étant pas habituée à être seule et ne sachant pas comment occuper son temps, la mère allait les chercher dès le lendemain matin.

Côté financier, ce n'est pas toujours facile non plus puisqu'il n'y a qu'un seul salaire qui entre pour faire vivre ces trois enfants. Certes, le gouvernement fournit une aide mensuelle mais celle-ci est loin d'être suffisante pour subvenir aux besoins de trois enfants. La priorité pour Sylvie, c'est la nourriture, suivie des vêtements et le reste vient par la suite, selon ce qui est nécessaire et ce qui est possible.

Pour qu'il y ait un bon fonctionnement de la maisonnée, des règles ont été mises en place. La discipline est aussi une autre chose bien présente. Elle met beaucoup d'emphase sur le respect, une chose qui est essentielle. « Il est important que mes enfants se respectent entre eux et qu'ils aient du respect pour eux-même. Sans ça [en plus des règles et de la discipline], ça ne pourrait pas fonctionner », confie la mère.

C'est un rôle qui est très difficile à jouer puisqu'il n'y a pas personne avec qui partager la tâche. La prise de décisions s'avère plus complexe. « Je suis seule à prendre les décisions et je me demande tout le temps si c'est une bonne ou une mauvaise [décision]. Lorsque tu as un mari, tu peux en discuter », précise-t-elle. La mère dit faire des compromis avec les enfants et leur donner des choix, « parce qu'eux aussi ont droit à leur opinion! »

Il est clair que cette mère au grand coeur fait tout ce qui est possible pour voir au bien-être de ses enfants. Elle fait preuve d'organisation et de débrouillardise en arrivant à concilier enfants et responsabilités. Ce rôle est sans aucun doute plus demandant qu'un emploi à temps plein.

vendredi 16 décembre 2005

Des programmes pour venir en aide aux familles monoparentales (article 2 du dossier - Les Superparents)

À Ottawa et ailleurs au Canada, quelques programmes sont offerts pour aider les familles monoparentales. Que ce soit sur le plan financier ou social, ces familles peuvent trouver un programme ou un organisme qui les aidera à améliorer leur situation.

Le gouvernement fédéral offre un programme de subvention pour la garde d'enfants qui permet aux parents ayant un revenu annuel moyen de moins de 25 000$ et qui rencontrent certains critères de faire garder leurs enfants pendant qu'ils sont aux études ou qu'ils travaillent. Le gouvernement paiera alors une partie ou la totalité de la somme à condition que l'enfant se fasse garder dans un établissement admissible au programme. Or, comme l'indique Aishling Parsons, la liste d'attente pour ce programme est longue et il peut facilement prendre jusqu'à cinq ans afin d'obtenir une place en garderie.

Parmi les programmes offerts au niveau fédéral, on retrouve le programme de Prestation nationale pour enfants. Ce programme verse une prestation fiscale mensuelle non-imposable à toutes les familles à revenus faibles et moyens avec enfants, en plus d'offrir un supplément aux familles à faible revenu. Cette prestation doit aider à couvrir une partie des dépenses engendrées lorsqu'on élève des enfants. Selon des données recueillies sur le site de la Prestation nationale pour enfants, pour l'année 2004-2005 (qui est de juin 2004 à juillet 2005), les familles de deux enfants avec un revenu inférieur à 22 615 $ ont reçu la prestation maximale, c'est-à-dire 5222 $.

Le gouvernement de l'Ontario offre un programme, « Ontario au travail », qui procure une aide financière temporaire et qui aide aux gens dans le besoin à se trouver un emploi. Pour les parents âgés entre 16 et 21 ans, il y a la possibilité de participer au programme EXPRESS (Expérience, poursuite et reprise des études pour les parents) qui permet de terminer ses études secondaires tout en travaillant et en apprenant sur le rôle parental. Les participants au programme EXPRESS reçoivent une allocation pour les aider à défrayer les coûts du logement, de services de garde, de transport et du matériel nécessaire pour leurs études.

Pour être admissible à la plupart des programmes gouvernementaux pour les familles (par exemple, ceux liés à la santé ou aux garderies), le critère principal d'admissibilité est le revenu. Celui-ci joue un grand rôle puisqu'il déterminera l'aide à laquelle les familles ont droit.

Même si les programmes sont nombreux, Mme Parsons ajoute qu' « il faudrait plus de support pour les parents seuls âgés de plus de 24 ans. Il serait bien qu'il y ait plus de programmes et qu'il y en ait à travers la ville, comme ça les parents n'auraient pas nécessairement à se déplacer loin pour avoir de l'aide. »

Il y a aussi quelques organismes dans la région, dont le Fonds Habineige, qui s'occupent des familles monoparentales. Lorsqu'on a demandé à Joanne Andrews, l'administratrice du fonds, combien de familles monoparentales se rendaient chaque hiver pour y recueillir des vêtements chauds, celle-ci nous a répondu « qu'ils ne regardaient pas ce genre de détails et que le tout était basé sur le revenu et la grosseur de la famille. »

Beaucoup de programmes destinés aux jeunes sont offerts, par exemple « Grandir ensemble », qui est offert par le Réseau de soutien des jeunes parents célibataires d'Ottawa. Ce dernier est composé de quatre organismes à but non-lucratif de la région. Le programme qui est financé en partie par les gouvernement fédéraux et provinciaux, offre des programmes pour les parents et pour les enfants.

Bien qu'il y ait de nombreux programmes et organismes travaillant à améliorer la qualité de vie et le revenu de ces familles, c'est à se demander pourquoi il existe tout de même de grands écarts entre les familles monoparentales avec une mère en chef et celles avec un père en chef et que plusieurs d'entre elles vivent toujours sous le seuil de la pauvreté.