samedi 17 décembre 2005

Maman à temps plein (article 3 du dossier - Les Superparents)

Dans bien des cas, la monoparentalité n'est pas un choix et frappe parfois lorsqu'on ne s'y attend pas. C'est ce qui est arrivé à Sylvie Cléroux lorsque son mari est décédé le 15 mars 1996 suite à un cancer.

Mère de trois enfants, elle s'est retrouvée seule du jour au lendemain pour élever son fils, alors âgé d'un an et demi, et ses deux filles, âgées de deux ans et demi et de cinq ans. « C'est vraiment difficile. Quelqu'un qui n'a jamais vécu cette situation ne peut pas savoir à quel point ça l'est. On a énormément de pression sur les épaules. » a-t-elle affirmé.

En plus d'être seule avec trois bambins sur les bras, elle devait s'occuper des comptes à payer, du ménage, des emplettes: elle est devenue une femme à tout faire. Pour y arriver, il faut que la personne fasse preuve de débrouillardise, et surtout, qu'elle sache organiser son temps puisque sans ça, le tout ne pourrait pas fonctionner. La majeure partie de son temps est dédiée à ses enfants.

« La période la plus difficile, c'est celle avant qu'ils [les enfants] deviennent autonomes et qu'ils aillent à l'école. », explique-t-elle, « C'était plus demandant physiquement parce que je devais tout faire. Lorsque j'allais à l'épicerie, je devais prendre deux chariots: un que je poussais avec les enfants dedans et l'autre que je tirais, pour mettre la nourriture. » Comme les enfants étaient toujours à la maison, les journées étaient remplies. Le soir, la journée avait été tellement longue et épuisante qu'elle se couchait en même temps que les enfants.

Aujourd'hui, comme ses enfants sont âgés de 11, 12 et 15 ans, elle dispose d'un moment de répit lorsqu'ils sont à l'école. Ses enfants sont maintenant en mesure de fournir une plus grande aide avec les tâches ménagères, ce qui allège un peu les choses.

Or, le tout n'est pas toujours plus rose. Comme ils sont plus âgés, il est facile pour eux de se rallier et de s'opposer à leur mère. « Les trois peuvent se mettre sur mon dos, et je me retrouve sans défense. Il n'y a pas personne pour me supporter », ajoute-t-elle.

L'été, elle le passe au complet avec ses enfants. Ils font de nombreuses activités et sorties. « Je prends des photos partout où je vais avec eux. », précise-t-elle, « À tout les ans, on fait un petit voyage, par exemple, aller à Niagara Falls. »

Cette mère affirme qu'elle a souvent refusé de l'aide qu'elle aurait dû accepter, à la fois pour préserver son indépendance et pour éviter que les gens la prennent en pitié. Mis à part ces refus, sa famille l'a tout de même aidée, tout comme ses amis et ses voisins.

Une de ses soeurs, pour lui permettre de se reposer et d'avoir du temps pour elle-même, venait chercher les enfants pour la fin de semaine. Or, n'étant pas habituée à être seule et ne sachant pas comment occuper son temps, la mère allait les chercher dès le lendemain matin.

Côté financier, ce n'est pas toujours facile non plus puisqu'il n'y a qu'un seul salaire qui entre pour faire vivre ces trois enfants. Certes, le gouvernement fournit une aide mensuelle mais celle-ci est loin d'être suffisante pour subvenir aux besoins de trois enfants. La priorité pour Sylvie, c'est la nourriture, suivie des vêtements et le reste vient par la suite, selon ce qui est nécessaire et ce qui est possible.

Pour qu'il y ait un bon fonctionnement de la maisonnée, des règles ont été mises en place. La discipline est aussi une autre chose bien présente. Elle met beaucoup d'emphase sur le respect, une chose qui est essentielle. « Il est important que mes enfants se respectent entre eux et qu'ils aient du respect pour eux-même. Sans ça [en plus des règles et de la discipline], ça ne pourrait pas fonctionner », confie la mère.

C'est un rôle qui est très difficile à jouer puisqu'il n'y a pas personne avec qui partager la tâche. La prise de décisions s'avère plus complexe. « Je suis seule à prendre les décisions et je me demande tout le temps si c'est une bonne ou une mauvaise [décision]. Lorsque tu as un mari, tu peux en discuter », précise-t-elle. La mère dit faire des compromis avec les enfants et leur donner des choix, « parce qu'eux aussi ont droit à leur opinion! »

Il est clair que cette mère au grand coeur fait tout ce qui est possible pour voir au bien-être de ses enfants. Elle fait preuve d'organisation et de débrouillardise en arrivant à concilier enfants et responsabilités. Ce rôle est sans aucun doute plus demandant qu'un emploi à temps plein.

vendredi 16 décembre 2005

Des programmes pour venir en aide aux familles monoparentales (article 2 du dossier - Les Superparents)

À Ottawa et ailleurs au Canada, quelques programmes sont offerts pour aider les familles monoparentales. Que ce soit sur le plan financier ou social, ces familles peuvent trouver un programme ou un organisme qui les aidera à améliorer leur situation.

Le gouvernement fédéral offre un programme de subvention pour la garde d'enfants qui permet aux parents ayant un revenu annuel moyen de moins de 25 000$ et qui rencontrent certains critères de faire garder leurs enfants pendant qu'ils sont aux études ou qu'ils travaillent. Le gouvernement paiera alors une partie ou la totalité de la somme à condition que l'enfant se fasse garder dans un établissement admissible au programme. Or, comme l'indique Aishling Parsons, la liste d'attente pour ce programme est longue et il peut facilement prendre jusqu'à cinq ans afin d'obtenir une place en garderie.

Parmi les programmes offerts au niveau fédéral, on retrouve le programme de Prestation nationale pour enfants. Ce programme verse une prestation fiscale mensuelle non-imposable à toutes les familles à revenus faibles et moyens avec enfants, en plus d'offrir un supplément aux familles à faible revenu. Cette prestation doit aider à couvrir une partie des dépenses engendrées lorsqu'on élève des enfants. Selon des données recueillies sur le site de la Prestation nationale pour enfants, pour l'année 2004-2005 (qui est de juin 2004 à juillet 2005), les familles de deux enfants avec un revenu inférieur à 22 615 $ ont reçu la prestation maximale, c'est-à-dire 5222 $.

Le gouvernement de l'Ontario offre un programme, « Ontario au travail », qui procure une aide financière temporaire et qui aide aux gens dans le besoin à se trouver un emploi. Pour les parents âgés entre 16 et 21 ans, il y a la possibilité de participer au programme EXPRESS (Expérience, poursuite et reprise des études pour les parents) qui permet de terminer ses études secondaires tout en travaillant et en apprenant sur le rôle parental. Les participants au programme EXPRESS reçoivent une allocation pour les aider à défrayer les coûts du logement, de services de garde, de transport et du matériel nécessaire pour leurs études.

Pour être admissible à la plupart des programmes gouvernementaux pour les familles (par exemple, ceux liés à la santé ou aux garderies), le critère principal d'admissibilité est le revenu. Celui-ci joue un grand rôle puisqu'il déterminera l'aide à laquelle les familles ont droit.

Même si les programmes sont nombreux, Mme Parsons ajoute qu' « il faudrait plus de support pour les parents seuls âgés de plus de 24 ans. Il serait bien qu'il y ait plus de programmes et qu'il y en ait à travers la ville, comme ça les parents n'auraient pas nécessairement à se déplacer loin pour avoir de l'aide. »

Il y a aussi quelques organismes dans la région, dont le Fonds Habineige, qui s'occupent des familles monoparentales. Lorsqu'on a demandé à Joanne Andrews, l'administratrice du fonds, combien de familles monoparentales se rendaient chaque hiver pour y recueillir des vêtements chauds, celle-ci nous a répondu « qu'ils ne regardaient pas ce genre de détails et que le tout était basé sur le revenu et la grosseur de la famille. »

Beaucoup de programmes destinés aux jeunes sont offerts, par exemple « Grandir ensemble », qui est offert par le Réseau de soutien des jeunes parents célibataires d'Ottawa. Ce dernier est composé de quatre organismes à but non-lucratif de la région. Le programme qui est financé en partie par les gouvernement fédéraux et provinciaux, offre des programmes pour les parents et pour les enfants.

Bien qu'il y ait de nombreux programmes et organismes travaillant à améliorer la qualité de vie et le revenu de ces familles, c'est à se demander pourquoi il existe tout de même de grands écarts entre les familles monoparentales avec une mère en chef et celles avec un père en chef et que plusieurs d'entre elles vivent toujours sous le seuil de la pauvreté.

lundi 12 décembre 2005

Entretuage humain

Par leur abus et leur inconscience, les êtres humains sont en train de tuer à petit feu ce qui reste de leur côté humain. Ce phénomène est mis en évidence dans Couteau... sept façons originales de tuer quelqu'un avec, un texte d'Isabelle Hubert présenté à la Nouvelle-Scène. Magali Lemèle, qui signe sa première grande mise en scène, a tenté de mettre l'accent sur le côté destructeur des êtres humains.

Couteau... relate l'histoire d'un jeune homme qui, lors de sa jeunesse, a jeté à la mer le précieux couteau d'un pécheur. À l'aide de son psychologue, il tente de découvrir les motifs qui l'ont poussé à commettre ce geste vingt et un ans plus tôt. Au fil des séances, le jeune homme trouve des hypothèses qui deviennent de plus en plus lugubres et farfelues.

Des vignettes présentant les hypothèses du jeune hommes viennent entrecouper les séances chez le psychologue. Celles-ci se déroulent dans un bureau situé sur un quai tandis que les vignettes, où l'on plonge dans le subconscient du jeune homme, se déroulent dans ce qui symbolise la mer sous le quai. Entre les scènes, les éclairages projetaient des vagues sur les poutres du quai, venant ainsi soutenir le thème de la mer et du subconscient.

Tout au long de la pièce, des mots (abus, inconscience, narcissisme, etc...) faisant l'objet de thèmes abordés étaient projetés sur un écran situé sur la partie supérieure du quai. Ces mots aident à faire des liens entre les scènes, bien qu'elles ne se déroulent pas dans le même ordre que les mots sont diffusés.

Plus l'histoire avance, plus elle devient noire et agressive tandis que les costumes sont de plus en plus tâchés par ce qui ressemble à du sang. Ces éléments tentent de symboliser le meurtre, qui s'intensifie de scène en scène, toujours en présence d'un couteau, l'élément central de la pièce.

L'histoire, qui est parfois difficile à comprendre dû à un manque de liens entre les scènes, comporte quelques longueurs, par exemple la scène de l'info-publicité qui aurait été aussi efficace si elle avait été plus courte. Cependant, la projection de mots-clés permet de se retrouver dans l'histoire.

Parmi les cinq comédiens, deux d'entre eux ont su se démarquer des autres. Éloi ArchamBaudoin, qui interprète notamment le « gars » et le politicien, a su jouer ses rôles avec nuance et émotion tout en apportant une certaine crédibilité à ceux-ci. Dans son rôle d'anorexique, Catherine Rousseau joue avec une grande émotivité alors qu'elle réussit à nous « taper sur les nerfs » dans le rôle de l'égocentrique Roxanne.

Pour sa part, la scénographie, qui est constituée d'un grand quai séparant la scène au niveau vertical, est efficace. Celle-ci permet de distinguer les événements se déroulant dans le conscient et dans le subconscient du « gars » en plus de symboliser la mer, qui est aussi représentée avec les éclairages qui ressemblent à des vagues.

L'atmosphère dégagée par la pièce varie de scène en scène. Tantôt calme et légère, elle retrouve rapidement les tensions qu'elle dégageait quelques minutes auparavant. Les effets sonores, qui étaient parfois un peu trop fort, ajoutent à l'atmosphère tout en accentuant l'effet dramatique et meurtrier de la pièce.

Malgré ses quelques faiblesses (comédien qui perd son accent, histoire un peu difficile à comprendre et ainsi de suite...), Couteau... mérite tout de même d'être vue, à la fois pour son côté divertissant et son côté moralisateur. Bref, Couteau... peut en quelque sorte être considérée comme une critique sociale tentant de nous faire prendre conscience que nous sommes en train de tuer le monde qui nous entoure tout en nous tuant nous-mêmes.

mardi 6 décembre 2005

Voyage dans la réalité

Depuis le 7 novembre dernier, le Musée canadien de la photographie contemporaine présente l'exposition du photographe torontois Michael Semak. Les photos, qui datent des années 1960 et 1970, ont été tirées de sa collection de photos prises lorsqu'il travaillait pour le Service de la photographie de l'Office National du Film.

La plupart des photos de l'exposition ont été réalisées lors des voyages de M. Semak à l'étranger. Ces voyages lui ont permis de capturer des images qui font explorer diverses émotions. À travers ses photos, il incite les gens à regarder le monde sous un angle différent. Les gens présents dans les photos sont dans la plupart des cas photographiés de face et parfois de profil. Les nombreuses photos, qui sont en noir et blanc, ont été réalisées sur des épreuves à la gélatine argentique. Les photos représentent la réalité telle qu'elle est, en mettant l'accent sur certains aspects. Ces photos mettent surtout en vedette des gens qui ont été photographiés sur le vif, ce qui donne une illusion de mouvement. De plus, certaines photos comportent des ombrages qui viennent cacher des éléments-clés tandis que d'autres sont floues.

Par ailleurs, l'enfance, la vieillesse, la maladie et la marginalité, qui sont les thèmes principaux de l'oeuvre de M. Semak, sont présentés sous différents angles, de façon à dégager différentes émotions. Certaines images, telles la série du Ghana, présentent certains aspects de maladie, vieillesse et de marginalité, par exemple dans la photo sans titre où des gens maigres sont appuyés à une barrière. M. Semak, en plus de démontrer un côté plus sombre et plus extrême de la vie, accorde aussi une certaine attention au côté opposé de la vie. « Gitans Italiens », où tous ont le regard tourné vers le ventre d'une femme enceinte, représente bien ce côté « vivant». Cette exposition se poursuit jusqu'au 30 novembre.

lundi 5 décembre 2005

Père et mère à la fois... (article 1 d'un dossier - Les Superparents)

En ce début de campagne électorale et à l'approche de la période des Fêtes, la famille prend une plus grande importance. Les gens sont appelés à faire des dons à divers organismes qui viennent en aide aux familles dans le besoin, dont les familles monoparentales.

Une famille monoparentale se définit comme étant un adulte qui est soit séparé, divorcé, voeuf ou célibataire, chargé de prendre soin d'un ou de plusieurs enfants (qui sont les siens). Ce parent doit donc assumer à la fois le rôle de père et celui de mère. La plupart du temps, ce sont des femmes qui sont en tête de ces familles.

Beaucoup de pression sur les épaules

Ces parents possèdent toutes les responsabilités qui sont habituellement partagées par deux individus dans les familles biparentales. Ils doivent s'assurer qu'il y a suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de la famille. Ils assument seuls les dépenses alors qu'il n'y a qu'une seule source de revenu, mis à part l'aide gouvernementale, qui est très minime.

Plusieurs parents doivent avoir recours à l'aide sociale. Selon Mme Aishling Parsons, conseillère de soutien du Réseau de soutien pour jeunes parents célibataires d'Ottawa, un parent qui a un enfant reçoit environ 527 $ par mois pour payer le loyer. Ils reçoivent aussi 450 $ pour les « autres dépenses » (nourriture, couches, électricité, etc...). Or, le prix moyen pour un logement d'une chambre à coucher est de 650 $ ce qui veut donc dire que le parent doit utiliser une partie de l'argent destinée aux autres dépenses pour payer le loyer. « Le manque d'argent rend ça vraiment stressant pour les parents, ce qui peut entraîner du stress chez leurs enfants. C'est comme un cercle vicieux qui a lieu chaque mois lorsque les parents reçoivent leurs chèques », affirme Mme Parsons.

Trouver un service de garde abordable est un autre des principaux enjeux que rencontrent les parents. Dans bien des cas, un parent peut facilement dépenser la moitié de son salaire en service de garde, ce qui fait en sorte que certains d'entre eux décident qu'il est plus avantageux pour eux de ne pas travailler puisqu'ils ne travailleraient que pour payer la garderie.

En plus d'être demandant financièrement, élever ses enfants seul s'avère être tout aussi demandant sur le plan psychologique que physique. Les parents, seuls, doivent se charger des tâches ménagères, puisque bien souvent, les enfants sont encore trop jeunes pour aider. Ce rôle devient alors très lourd pour de jeunes parents devant concilier travail, études et les enfants.

Hausses et écarts importants

Au fil des années, le nombre de familles monoparentales n'a pas cessé de croître. Selon des statistiques recueillies sur le site de Statistique Canada, entre 1996 et 2001, le nombre de familles monoparentales a connu une hausse de 13,4 % dans la région d'Ottawa tandis qu'il y a eu une hausse de 15,3 % pour l'ensemble du Canada. Cette croissance peut être expliquée par l'augmentation du nombre de séparations, de divorces, de décès et du nombre de jeunes adolescentes donnant naissance.

À Ottawa, comme il y a une pénurie de logements abordables, certains parents éprouvent des difficultés financières (puisqu'ils doivent payer plus cher de loyer) et se voient donc forcés d'avoir recours aux banques alimentaires. Selon un sondage mené par l'Association canadienne des banques alimentaires en 2004, 31 % des récipiendaires d'aide étaient des familles monoparentales contre 23,5 % pour des familles biparentales. Dans un communiqué émis par la Banque d'alimentation d'Ottawa, Peter Tilley, le directeur exécutif, affirme qu'il y a une hausse importante de la demande d'aide dans la région.

En 2001, selon les données sur le site de Statistique Canada, le revenu annuel moyen pour une famille monoparentale était de 31 200 $ tandis qu'il était de 64 704 $ pour une famille biparentale avec enfants. Plusieurs d'entres elles vivent sous le seuil de la pauvreté. Dans l'édition de l'été 2005 du Bulletin du Conseil de la planification sociale d'Ottawa, on indique qu'il aurait fallu 9100 $ de plus aux familles monoparentales à faible revenu ayant une femme en chef pour atteindre le seuil de faible revenu établi par Statistique Canada.

Toujours dans ce même bulletin, on découvre qu'en 2003, 63 % des familles monoparentales comprenant à la fois des enfants âgés en bas de six ans et de plus de six ans vivaient dans la pauvreté, comparativement à 16 % des familles biparentales avec des enfants du même âge.

En plus de l'écart financier qui les sépare des familles biparentales, les revenus des familles monoparentales avec une femme en tête sont plus faibles que ceux des familles monoparentales avec un homme en chef. Statistique Canada rapporte qu'en 2001, les femmes monoparentales n'ont reçu que 62 % du revenu des pères chefs de familles monoparentales.

Heureusement, plusieurs programmes ont été mis en place dans le but d'aider à améliorer la situation des familles monoparentales.