mercredi 19 octobre 2005

Musicienne jusque dans l'âme


Vêtue d'un chandail noir et de pantalons violets qui mettent sa silhouette en valeur, c'est une jeune femme souriante qui a fait son arrivée lors de notre rencontre par un dimanche après-midi d'automne. Cette flûtiste, Mélanie Lauzière, qui est maintenant âgée de 19 ans, poursuit ses études en musique à l'Université d'Ottawa en plus de prendre des cours privés avec Robert Cram.

Âgée d'à peine cinq ans, Mélanie a commencé par apprendre à jouer du piano. Sous prétexte qu'elle voulait jouer de la flûte comme son parrain et sa cousine, elle cesse de pratiquer le piano. Puis, vers l'âge de 11 ans, elle débute ses cours de flûte traversière.
Quelques années plus tard, elle transmet sa passion aux autres. « J'adore enseigner. J'ai commencé à enseigner chez moi, en 2001. La première année, j'enseignais à un enfant et à une femme de 45 ans. Je trouvais ça intimidant. C'était un peu bizarre, parce que je ne savais pas comment lui dire qu'elle devait se pratiquer, mais c'était intéressant. »

En octobre 2003, Mélanie a obtenu le grade 9 avec honneurs de première classe au Royal Conservatory of Music. Elle a fait ses études secondaires à De La Salle, en concentration musique. En 12e année, elle a décidé qu'elle passerait des auditions pour être admise à l'Université Mc Gill dans le programme d'interprétation musicale. Lorsqu'elle a su qu'elle avait été acceptée, Mélanie était sous le choc puisqu'il s'agit d'un des meilleurs programmes. Un an plus tard, suite à des incertitudes, elle est de retour à Ottawa pour poursuivre ses études.

Même si la flûtiste remet souvent son avenir en question, il est clair qu'elle possède une âme de musicienne. Dès qu'elle se met à parler de la musique, ses yeux bruns se mettent à briller et son visage s'illumine. « Je ne suis pas le genre de personne qui va s'asseoir et juste composer de la musique. J'aime ça, mais je dois avoir une raison pour le faire. Ce n'est pas quelque chose qui me vient spontanément. J'aime la théorie et tout ce qui vient avec, mais je ne suis pas un Mozart! » Elle ajoute aussi que la musique lui apporte beaucoup, autant sur le plan social que personnel.

Bien qu'elle ait participé à de nombreuses compétitions, par exemple le festival annuel Kiwanis, et remporté plusieurs prix, elle dit ne pas être une personne compétitive. « Les compétitions, c'est toujours amusant. Ça donne un but. C'est intéressant d'avoir la chance d'entendre d'autres gens jouer, mais surtout d'avoir des commentaires des juges. Ça donne la chance de jouer pour quelqu'un, de montrer le travail que tu as fait. Je suis quand même quelqu'un de vraiment gênée et avant, j'avais de la misère à jouer devant le public. Je me suis améliorée. Ça permet aussi d'établir des contacts. Tu rencontres des gens, ils t'entendent jouer, ils peuvent te conseiller ou bien tu peux prendre des cours avec eux. »
Outre la musique, cette flûtiste adore lire et les langues. Elle prévoit perfectionner son italien et désire apprendre l'allemand et l'espagnol. De plus, elle aime être informée sur ce qui se passe autour d'elle. « J'ai vraiment une soif d'apprendre. Des fois, je me dis que je pourrais être à l'université pour le reste de ma vie. » Dans le futur, elle prévoit voyager, pour découvrir et explorer certains genres de musique. Mélanie aimerait bien se joindre à La Garde de cérémonie, puisqu'elle a déjà remplacé dans les Foot Guards et elle avait bien aimé son expérience.

Bref, étant déterminée et persévérante, il est clair que Mélanie réussira à se rendre loin. Gardez-vos oreilles ouvertes...

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